ACTE FINAL DE LA CONFERENCE
”QUO VADIS SZÉKELYLAND – PAYS DES SICULES?”
Se souvenant
qu’à la suite de la première guerre mondiale, l’Etat roumain, qui se constituait alors, avait promis aux Hongrois de Transylvanie, une administration autonome, de même que le 9 décembre 1919 à Paris, la Roumanie avait pris l’engagement dans le traité signé avec les grandes puissances de garantir l’autonomie des Sicules, dont la possibilité d’administrer leurs collectivités locales leur revient de droit devant Dieu, comme à tous les peuples,
saluant
la rédaction par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe de son intention de mettre en œuvre la reconnaissance juridique des principes d’autonomies régionales,
en rappelant
que la région des Sicules, – dont l’étendue est proche de la Slovénie, futur membre de l’Union européenne, – où vit sur un territoire contigu une population de l’ordre d’un million d’âmes, dont 87% sont Sicules,
se rappelant
que des traditions riches et consolidées par le temps, instauraient un système qui régissait les collectivités locales sous l’autorité sicule et ce jusqu'à ce qu’elle furent reprises par la Constitution Sicule du 23 novembre 1505, précédant ainsi de deux siècles les législations des pays européens, donnant force de loi à la liberté individuelle,
LA CONFERENCE DE CSIKSZEREDA déclare ce qui suit:
L’autonomie des territoires historiques sicules a été concrétisée pendant des siècles par l’organisation et la définition des compétences des départements sicules. Les districts jouissaient d’une autonomie territoriale, d’une structure sociale spécifique et d’un droit propre.
Le peuple sicule sur le territoire du pays des Sicules est autochtone, connaît son passé, garde ses traditions, est conscient de la richesse de son héritage culturel et possède une forme d’écriture spécifique, l’écriture runique sicule.
La série des conférences proposées sur le pays des Sicules par la Fédération Mondiale des Hongrois et l’organisation finale de cette série, la conférence de CSIKSZEREDA, servait à faire connaître les efforts du peuple sicule en vue d’obtenir une autonomie administrative et territoriale.
Connaissant et acceptant les principes et les documents du Parlement Européen, du Conseil de l’Europe et de la Commission Européenne de Coordination sur la Défense des Minorités, nous pensons en tant qu’habitant du territoire des Sicules, qu’il est urgent de faire en sorte que les districts historiques du pays des Sicules soient qualifiés de région européenne. Ceci permetterait la défense de l’identité nationale de la population dominante de la région /les Sicules/, en lui assurant les compétences d’une autonomie administrative et territoriale, et les droits spécifiques pour chaque citoyen du pays. Le moment venu, l’Union européenne devra assurer pour le pays des Sicules une représentation proportionnelle en nombre au Parlement Européen, en tant que région européenne.
En tant que membre de la communauté autochtone du pays des Sicules, nous voulons obtenir une égalité totale et effective, telle qu’elle est pratiquée dans les Etats de l’Union européenne et stipulée comme droit dans la Convention Cadre Européen pour la Protection des Minorités Nationales, égalité que le peuple sicule a déjà connue au cours de son histoire.
Nous revendiquons pour les districts sicules et pour le territoire du pays des Sicules le rétablissement du statut légal de l’autonomie territoriale.
Nous appelons les membres de l’organe initiateur du Conseil National Hongrois de Transylvanie qu’ils proposent, sans tarder, la création du Conseil National d’Agglomération et de District, ainsi que la création du Conseil National Sicule, conformément à l’accueil chaleureux que cette initiative a reçue lors de la commémoration d’Agyagfalva.
…
CSIKSZEREDA, le 21 juin 2003.
Que Dieu bénisse notre travail!
La Conférence “Quo Vadis Székelyland-Pays des Sicules?”.

